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L’or : le métal de prédilection des bijoutiers et des investisseurs

L’or a toujours occupé une place de choix dans l’histoire de l’humanité. Métal de prédilection des joailliers, qui le transforment en pièces exceptionnelles, il est aussi un symbole de richesse et de prospérité. Au fil des siècles, ce précieux métal jaune a conservé sa valeur grâce à sa beauté et sa durabilité. Aujourd’hui, l’or demeure l’un des métaux les plus convoités par les sociétés minières, d’autant plus que son prix a récemment dépassé les 2 000 dollars l’once.

Comment analyse-t-on l’or ?

Des analyses régulières de l’or sont essentielles pour les projets d’exploration et d’exploitation minière. Ces analyses fournissent des informations précieuses sur différents aspects de l’or, notamment :

Teneur en or : Elle détermine les réserves de minerai et contribue à optimiser l’alimentation de l’usine de traitement.

Statut de l’or : Elle identifie si l’or est libre, lié, inclus ou réfractaire, ce qui permet d’optimiser le rendement de l’usine et de minimiser les pertes dans les résidus.

Spéciation de l’or : Elle définit la forme minéralogique sous laquelle l’or se présente, qu’il soit natif ou allié.

La méthode d’analyse dépend largement des caractéristiques physiques, chimiques et minéralogiques de l’échantillon. Cela dépend également de l’objectif de l’analyse, comme l’exploration minière, l’optimisation des procédés d’extraction ou la vente de concentrés.

Avant toute analyse, il est crucial de noter que les minerais aurifères présentent une grande variabilité ; la préparation des échantillons doit donc être effectuée avec soin. Voici les méthodes les plus courantes d’analyse de l’or :

  1. Analyse par fusion
    L’analyse par fusion est une méthode traditionnelle et normalisée de concentration des métaux précieux. L’échantillon est mélangé à des fondants et chauffé à haute température pour extraire les métaux par un procédé au plomb. Le mélange de métaux précieux obtenu est ensuite traité pour isoler l’or, qui est alors dosé par spectrométrie d’absorption atomique ou par spectrométrie d’émission atomique à plasma inductif (ICP-AES).

L’analyse par fusion est très efficace pour les grands échantillons d’or, mais certains éléments comme les sulfures ou les oxydes de chrome peuvent interférer avec le processus. Dans ce cas, les laboratoires miniers ajustent le fondant en fonction de la minéralogie de l’échantillon afin d’optimiser le rendement.

  1. Digestion acide à l’eau régale

Alternative à l’analyse par fusion, cette méthode consiste à dissoudre l’or dans un mélange d’acides chlorhydrique et nitrique concentrés, appelé eau régale. La solution obtenue est ensuite analysée par spectrométrie d’absorption atomique. Bien que cette méthode puisse fournir des résultats comparables à ceux de l’analyse par fusion, une préparation spécifique des échantillons est requise, notamment pour les échantillons contenant du carbone, car l’or peut s’adsorber sur le carbone et fausser les résultats.

  1. Cyanuration

La cyanuration est une méthode indirecte d’analyse de l’or qui consiste à dissoudre l’or dans une solution diluée de cyanure. Elle est particulièrement efficace pour les grains d’or libres ou adhérents. La concentration d’or dans la solution de cyanure est ensuite mesurée afin de déterminer sa teneur dans le minerai.

  1. Analyse minéralogique

L’analyse minéralogique renseigne sur la forme et l’état de l’or dans le minerai, fournissant des informations complémentaires à la teneur totale en or. Cette analyse est réalisée à l’aide de techniques d’observation microscopique, notamment les microscopes optique et électronique, et la microanalyse élémentaire par ablation laser couplée à la spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif (ICP-MS).

L’état de l’or dans le minerai peut être classé comme suit :

Or libre : Récupérable par gravimétrie.

Or libre et lié : Récupérable par cyanuration.

Or inclus : Non récupérable par cyanuration, mais extractible par gravimétrie si la taille des particules est supérieure à celle du minéral hôte.

Or réfractaire (invisible) : Incorporé à la structure cristalline, cet or est invisible au microscope et sa détection nécessite une microanalyse élémentaire.

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